L’ESG

Directive CSRD : Information sur la durabilité dans les entreprises

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Contexte de l’obligation d’émettre le relevé d’informations non financières

La loi 11/2018 sur l’information extra-financière et la diversité a établi l’obligation de publier une déclaration d’information non financière (NFIS) annuelle à toutes les entreprises de plus de 250 employés qui étaient soit considérées comme des entités d’intérêt public conformément à la législation sur l’audit des comptes, soit, pendant deux années consécutives, remplissaient au moins l’une des circonstances suivantes :

1. Que le total des actifs soit supérieur à 20 000 000 d’euros.

2. Que le montant net du chiffre d’affaires annuel dépasse 40 000 000 euros.

Cette déclaration d’information extra-financière a favorisé la transparence en termes de durabilité des entreprises vis-à-vis de leurs investisseurs, consommateurs, clients et de la société en général. À cette fin, la loi définit une série de questions qui doivent être signalées, qui peuvent être englobées dans six domaines : le modèle économique de l’entreprise, la lutte contre la corruption, l’environnement, les questions sociales et personnelles, les droits de l’homme et la société.

D’autre part, il a établi la nécessité de réaliser une analyse de matérialité dans l’entité, ce qui permettrait d’identifier et de hiérarchiser les questions considérées comme étant d’un intérêt et d’une pertinence élevés pour l’entreprise et ses parties prenantes, en termes de durabilité.

Cependant, le 16 décembre 2022, la directive (UE) 2022/2464 sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD) a été publiée, remplaçant l’ancienne directive à l’origine de cette législation nationale (directive sur la publication d’informations non financières ou NFRD), entraînant un certain nombre de modifications et élargissant les exigences de reporting.

Nouveautés de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)

Nouveau champ d’application

La directive CSRD élargit considérablement le champ d’application précédent, affectant désormais quelque 50 000 entités, contre 12 000 entreprises concernées par le règlement précédent. Les entreprises soumises à ce règlement et le calendrier de mise en œuvre seront les suivants :

  • 2025 sur l’exercice 2024 : ils commenceront à rendre compte aux grandes entreprises déjà soumises à l’ancienne NFRD de plus de 500 salariés.
  • 2026 sur l’exercice 2025 : Les grandes entreprises non soumises à la NFRD qui répondent à deux des trois critères suivants commenceront à publier leurs états financiers : 250 salariés, 40 millions d’euros de chiffre d’affaires net ou 20 millions d’euros au bilan.
  • 2027 Sur l’exercice 2026 : les petites et moyennes entreprises (PME) cotées qui répondent à deux des trois critères suivants commenceront à déclarer : entre 10 et 250 salariés, entre 700 mille et 40 millions d’euros de chiffre d’affaires net, entre 350 mille et 20 millions d’euros au bilan.
  • 2029 sur l’exercice 2028 : le rapport inclura les entreprises non européennes dont le chiffre d’affaires net est de 150 millions d’euros et dont au moins une filiale ou succursale dans l’UE dépasse certains seuils d’activité.

Nouveau rapport sur le développement durable et nouvelles normes européennes en matière de durabilité

Cette directive modifie la manière traditionnelle de nommer cet exercice de reporting : la Déclaration d’Information Extra-Financière sera rebaptisée « Rapport de Durabilité ». Il place également la pertinence de ce rapport sur un pied d’égalité avec le rapport financier et les comptes annuels des organisations.

L’une des nouveautés les plus importantes est que cette directive CSRD introduit pour la première fois des normes européennes de reporting en matière de durabilité. Par conséquent, les entreprises mentionnées dans la liste ci-dessus doivent publier leurs rapports conformément aux normes européennes de reporting en matière de durabilité (ESRS). Les ESR sont organisés en un ensemble de blocs de normes, qui regroupent par thème les analyses de risques, les politiques, les procédures, les indicateurs et les mesures que les entreprises doivent déclarer dans leurs rapports de durabilité.

L’objectif de ces nouvelles normes est de collecter toutes les informations requises de manière très exhaustive en lien avec les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, en augmentant l’étendue, le volume et le détail des informations à déclarer afin d’augmenter significativement la transparence des organisations et d’améliorer les performances dans ces domaines. Comme nous l’avons mentionné, ces normes sont divisées en différents blocs :

Exigences générales :

  • ESRS 1 : Exigences générales.
  • ESRS 2 : Informations générales.

Environnement:

  • ESRS E1 : Climat.
  • ESRS E2 : Contamination.
  • ESRS E3 : Eau et ressources marines.
  • ESRS E4 : Biodiversité et écosystèmes.
  • ESRS E5 : Utilisation des ressources et économie circulaire.

Social:

  • ESRS S1 : Main-d’œuvre propre.
  • ESRS S2 : Travailleurs dans la chaîne de valeur.
  • ESRS S3 : Communautés touchées.
  • ESRS S4 : Consommateurs et utilisateurs finaux.

Gouvernance:

  • ESRS G1 : Conduite des affaires.

La collecte de toutes les informations requises dans ces normes est la pierre angulaire du rapport de durabilité et l’un des plus grands défis posés par la nouvelle réglementation. Une fois le rapport de durabilité terminé, il doit être vérifié par un tiers accrédité et expert dans le domaine.

En outre, l’ESRS introduit une nouvelle méthodologie pour effectuer l’analyse de matérialité du règlement précédent : la double matérialité ou l’analyse de matérialité. Cette nouvelle analyse doit prendre en compte non seulement l’impact de chaque thème ou sous-thème de durabilité pour l’entreprise et ses parties prenantes, mais aussi son impact financier.

Il est essentiel de rappeler que toutes ces informations recueillies doivent être structurées et publiées, afin qu’elles soient mises à la disposition des parties prenantes de l’organisation, il est donc essentiel de bien gérer la collecte et la gestion des différents contrôles, exigences et preuves exigés par la réglementation.

Transposition de la directive CSRD

Au niveau national, la date limite pour la transposition de la directive par les États membres est le 6 juillet 2024, il faut donc s’attendre à ce qu’il y ait prochainement des nouvelles à cet égard en Espagne.

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  • Pour la réalisation de l’analyse de matérialité, il permet de piloter efficacement ce processus en simplifiant l’évaluation des enjeux de double matérialité par l’entreprise et ses parties prenantes. Une fois cette analyse réalisée, le logiciel génère une matrice de matérialité qui reflète l’importance relative des sujets évalués.
  • Il facilite la réalisation de l’analyse des risques et des contrôles en matière d’ESG.
  • Il favorise la production et le suivi des plans d’action, des indicateurs et des métriques de durabilité.

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